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L’assistante du professeur de l’école de Creek Chaun doit avoir quatorze ou quinze ans.
Elle s’occupe du suivi des leçons des enfants de l’école primaire les jours ou le professeur est en tournée dans d’autres écoles de villages reculés de l’état d’Arakan.
Dans certains de nos pays occidentaux les professeurs sont pris en otages, menacés, violentés ou même agressés aux couteaux. Mais ici à Creek Chaun, comme dans de nombreuses écoles de la région, on essaye de trouver des fonds pour construire des écoles de bambous ou de briques et les professeurs doivent se faire remplacer, faute d’effectif suffisant, par des adolescentes bénévoles de quatorze ans.
L’éducation est une bouée de secours que tout le monde essaye d’atteindre dans ces états défavorisés de Birmanie et le professeur est l’espoir pour un avenir meilleur.

Ecole d’un village de la région de Mrauk-U
The assistant professor of the School Creek Everyone must have fourteen or fifteen.
It is responsible for monitoring lessons for children from primary school days or the teacher is on tour in other remote villages schools in the state of Arakan.
In some of our Western countries teachers are taken hostage, threatened, abused or even attacked with knives. But here at Creek Chaun, as in many schools in the area, we try to find funds to build schools bamboo or brick and teachers need to be replaced for lack of sufficient staff, by volunteers from fourteen teen years.
Education is a lifeline that everyone is trying to achieve in these disadvantaged states of Burma and the teacher is the hope for a better future.
2 Comments
Encore une fois, un beau texte! Comment as tu eu accès à l’école?
A Mrauk-U j’étais accompagné d’un guide qui connait les responsables des villages Chin ethniques et donc il est plus facile d’y rentrer. Il discute un peu avec tous les gens sur le parcours du village et pendant ce temps de diversion je prends mes photos. Pour l’école toutes les portes sont ouvertes, ça rentre, ça sort. De manière général aussi au niveau police, contrôles etc. c’est très cool comme pays (tu connais d’ailleurs). Aucune agressivité. Ce village était la limite à ne pas dépasser en remontant la rivière au-dela ce n’est plus sécurisé et il peut y avoir des affrontements entre les ethnies et armée birmane. Donc au débarcadère du village un militaire avec mitraillette a de suite dit à mon guide qu’on ne pourrait pas aller plus loin en amont.