Le petit garçon, lui, ne parle pas. Il doit avoir 4 ou 5 ans. Il est trop jeune pour aller à l’école mais il semble s’y sentir bien, alors il y reste sans dire un mot.
Il nous regarde, mon guide et moi, d’un regarde profond, pénétrant, interrogatif, presque introspectif. Il ne dit rien quand on lui parle, ou plutôt il parle, mais du fond de son regard et avec bien plus d’expression que les mots peuvent en transmettre.
C’est sûrement la rencontre la plus forte d’émotion de mon séjour dans l’état de l’Arakan. Un simple échange de regard du fond des yeux et de l’intérieur.
